Hi sweet all!
No journal on Monday... yet. It might be up later today, if my body allows it. But first this.
If you don't like to read about personal stuff, i wish you a good day and we'll see each other again for the next inky blog post. :)
For those who stay around, i thought it was about time for some honesty...
Coucou!
Pas encore de journal on Monday. Peut-être plus tard aujourd'hui si mon corps me le permet. Mais d'abord, ceci.
Si vous n'aimez pas les histoires perso, je vous souhaite une bonne journée et on se reverra pour le prochain message patouille sur ce blog. :)
Pour ceux qui continue à lire, je me suis dit qu'il serait temps d'être honnête...
Almost 4 years ago, as i was standing next to my car to get in the driver seat, a young 20 year old man lost control over his car when heading my way. These things tend to happen when you drive 100km/h instead of 50, on a small village street. I was crushed between the front of his car and the side of my car.
I remember everything that happened, from falling to the ground after the crash to trying to breath again. I remember 15 minutes later, looking at my truck, seeing the bump my body had made in it, thinking 'where is Edward when you need him?' (Twilight fans will understand) and laugh outloud at the thaught.
Before i could even sit in my hospital bed, i decided that keeping my head busy was the best thing i could do. I used to be a very active person, always going between the kids, my work, our horses, the house, ... Being suddenly forced to immobility was the hardest thing, much worse than the pain or the thinking about the futur.
I asked my hubby to bring all my scrapbooking stuff to the hospital and i started cutting and gluing. The nurses weren't that happy, as i more often than not lost brads in my bed and needed help to grab them.
What started as a therapy, ended as a full time occupation, that keeps nourishing me as much as i keep nourishing it. It is almost always enough to take my mind of things, being it the medical torture or the pain. Almost always.
Some days, like yesterday, all i am able to do is lie down, surf the net, watch tv or worse... sleep. And when i complain about it, it's not because of the pain or the inability, it's because of the immobility, that drives me crazy. Another lesson yet to learn...
All your sweet supportive words on my facebook page made me realize it was time to be honest, to tell you this truth.
Over those last 4 years i had it all: good doctors, bad doctors, surgery, physiotherapy, heavy treatments, a disability status... But what i had the most is... a rebirth, with open eyes on life, on happiness, on human bonds. And i guess that is the reason i didn't want to talk about this all here before. This blog has been proof of that rebirth and having the accident mentioned here feels like a bad contamination. But without that accident, this blog wouldn't even exist. Simple as that.
Some of you already send me a lot of questions about this all: how do you cope, what do you have to cope with, what are the perspectives, how do you organize things to make it possible... So far, my answer has mostly consisted of silence. I don't have a magical plan, i just go with the flow. I know i still have a bumpy road ahead, including medical and legal stuff because of the accident.
But I'm not alone, i know there are so many like me out there for whom art journaling is a real therapy, on top of being a conversation with ourself. It means a bigger deal than outsiders can imagine.
I am lucky enough to have this all, the inky fun, the well organized studio that makes inky fun possible, the supportive family. I am lukcy enough to be able to get out: to travel once in while, go places, meet people.
I am lucky enough to feel surrounded by you all lovely peeps, who keep me company in my studio and... my artsy expression and therapy. Thank you... for being out there.
Please know, you're not alone either...
Il y a presque 4 ans, alors que j'attendais pour monter dans ma voiture et prendre le volant, un jeune homme de 20 ans a perdu le contrôle de sa voiture lorsqu'il venait vers moi. Ce genre de chose a tendance à se produire, lorsqu'on roule à 100km/h au lieu de 50 dans une petite rue de village.
J'ai été écrasée entre la face avant de sa voiture et le flanc de la mienne.
Je me souviens de tout, d'être tombée après l'impact jusqu'à essayer de respirer à nouveau. Je me souviens 15 minutes après, avoir regardé ma voiture, avoir vu le coup fait par mon corps dans la carrosserie, avoir pensé 'mais où est Edouard quand on a besoin de lui' (les fans de Twilight comprendront) et avoir ris aux éclats.
Avant même de savoir m'asseoir dans mon lit d'hôpital, j'avais décidé qu'occuper ma tête serait la chose la plus importante à faire. J'étais quelqu'un de très active avant l'accident, toujours en train de courir entre les enfants, mon boulot, nos chevaux, notre maison,... Etre soudainement forcée à l'immobilité était la chose la plus dure, bien plus dure que la douleur ou la perspective du futur.
J'ai demandé à zhom de me rapporter tout mon matériel de scrap à l'hôpital et j'ai commencé à couper et à coller. Au grand damne des infirmières, car nombre de fois, je perdais mes parisiennes dans mon lit et j'avais besoin d'aide pour les ratrapper.
Ce qui commença comme une thérapie devint une occupation à temps plein, qui me nourrit et que je nourris également. La plupart du temps, cela suffit à me faire oublier, que ce soit la torture médicale ou la douleur. La plupart du temps...
Il y a des jours comme hier, où tout ce dont je suis capable est de rester dans le fauteuil et surfer, ou lire ou pire... dormir. Et lorsque je m'en plains, ce n'est pas à cause de la douleur ou de l'incapacité, c'est à cause de l'immobilité, qui me rend dingue. Encore une leçon à apprendre...
Tous vos mots d'encouragement sur ma page facebook hier, m'ont fait réaliser qu'il était temps de vous raconter cette histoire.
C'est 4 dernières années j'ai tout eu: les bons médecins, les mauvais, les interventions, la kiné, les traitements lourds, la reconnaissance de handicap... Mais ce que j'ai surtout eu, c'est une renaissance avec les yeux grands ouverts sur la vie, le bonheur, les liens. Et je suppose que c'est là la raison pour laquelle je ne voulais pas parler de cet accident ici. Ce blog a été la preuve de ma renaissance et mentionner l'accident ici serait comme une mauvaise contamination. Sauf que, sans cet accident, ce blog n'existerait pas.
Certains d'entre-vous m'ont déjà envoyé beaucoup de questions à propos de tout ceci: comment tu gères, quelles sont les conséquences de l'accident, quelles sont tes perspectives, comment t'organises-tu pour rendre tout ceci possible... Jusque là mes réponses étaient inexistantes. Je n'ai pas de plan magique pour le futur, je ne fais que suivre le fleuve. Je sais qu'il y aura encore beaucoup de rapides et de cascades, faits de blabla médical et légal à cause de cet accident. Mais je ne suis pas seule, je sais qu'il y en a beaucoup comme moi pour qui l'art journaling est une vraie thérapie, en plus d'être une conversation avec soi-même. Cela représente bien plus que ce qu'une personne externe peut s'imaginer.
J'ai la chance d'avoir tout ceci, le bonheur patouille, l'atelier bien organisé, la famille qui rend cela possible. J'ai la chance de pouvoir sortir de chez moi: de voyager de temps à autre, de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer des gens. J'ai la chance de me sentir entourée par vous, qui me tenez compagnie dans mon atelier et dans... mon expression et ma thérapie patouille. Merci... d'être là.
Sachez que vous non plus, vous n'êtes pas seul...
ps: it's freaking scary to hit the publish button on this one!
ps: c'est flippant d'appuyer sur le bouton 'publier' pour ce message!